La grotte de Niaux, universellement
connue, rivalise avec Lascaux pour la grande qualité
et l'excellente conservation de ses peintures rupestres
depuis près de 13 000 ans
la grotte se compose de plusieurs galeries moyennement
concrétionnées aux coloris splendides.
L'Accès :
En arrivant de
Tarascon/Ariège, prendre la D8 sur environ 5 Kms en
direction d'Auzat et Vicdessos. On y accède par la
route tracée sur le flanc ouest du Massif du Cap de
la Lesse, surplombant de 100m les villages de Niaux et
d'Alliat.
La route passe devant une entrée de grotte
appelée "la petite Caougno" de Niaux pour se terminer
sous un vaste porche naturel aménagé en
parking à 678m d'altitude. A l'entrée de la
grotte est érigé une sculpture conçu par
l'artiste italien Massimiliano Fuksas en 1993.
Ce porche était autrefois dénommé "la
grande Caougno". Un tunnel artificiel a été
aménagé en 1964 dans le fond pour rejoindre
une galerie de la grotte de Niaux à proximité
de l'entrée primitive abandonnée en raison de
la difficulté de l'accès.
Les conditions d'accueil des
visiteurs :
Des visites sont organisées
tous les jours de l'année sauf les 25 décembre
et premier janvier et tous les lundis de novembre à
fin mars hors vacances scolaires et jours
fériés.
L'exploitation du site à la
suite à sa découverte en 1906, provoqua une
dégradation des peintures. Face à ce
péril constatée en 1978, il fut convenu
d'autoriser l'accès à 220 personnes par jour
(soit 20 par visite). La grotte n'étant pas
électrifiée, chaque visiteur est porteur d'une
lampe spéciale pour préserver l'éclat
des peintures rupestres. En raison du souci de
préservation du site, les réservations
reçues au 05 61 05 88 37 sont indispensables pour
permettre l'accès aux visiteurs. Il est
recommandé de réserver le plus tôt
possible et en particulier une semaine à l'avance
l'été.
Le départ des visites
guidées s'effectue toute les quarante cinq minutes
pour une durée de 1H1/4 entre 8h30 et 11H30 et entre
13H30 et 17H30 de Juillet à Septembre.
Il est recommandé de se munir de bonnes chaussures ou
de bottes en période très pluvieuse.
La visite :
La grotte de Niaux constitue une
ouverture du réseau karstique Niaux-Lombrive-Sabart
sur la vallée du Vicdessos. Les galeries de Niaux
constituent un ensemble de plusieurs kilomètres
sensiblement horizontal à l'exception des deux
grandes salles remontantes, la galerie du Salon Noir et
l'Abime Martel (308m). Ce réseau est rarement
entrecoupées de passages étroits.
La visite proposée au public délaisse le
réseau plus profond. Des orifices au raz du sol et la
disparition rapide de circulations d'eau temporaires
supposent un étage inférieur. Un bassin d'eau
permanent, est situé à 300m avant
l'extrême fond.
En 1953, la jonction fut faite avec la "galerie du Lion" de
Lombrives. Ce passage ouvert fut aussitôt
refermé pour maintenir l'équilibre climatique
de la grotte.
Un vaste Réseau Clastre au sud fut mis en
évidence en 1925 et 1970. Long de plus d'un
kilomètre, il n'est accessible qu'en plongée
ou après pompage de plusieurs lacs. Lors de
l'étude en 1970, s'il est avéré que le
réseau est géologiquement la suite de Niaux,
les Magdaléniens ignoraient que les deux grottes n'en
faisaient en réalité qu'une seule comme en
témoigne les entrées distinctes de Niaux et
Lombrives.
Les explorations qui firent suite à la
découverte des peintures du Salon Noir en 1906,
révélèrent tout de suite que les
magdaléniens avaient laissé des traces de
leurs passages dans la totalité des galeries de la
grotte. Mais malheureusement ces traces qui devaient
être nombreuses sur les axes fréquentés
ont été détruites. Quelques empreintes
de pieds nus d'enfants et des dessins sur limon du sol ont
survécu çà et là dans des
endroits où on n'a plus de raison de passer.
Munis de lampes spéciales, les visiteurs
découvrent la longue galerie d'entrée et celle
du Salon Noir. Ce parcours de 800 m permet de se rendre
compte que les Magdaléniens n'ont pas eu le
même comportement dans les galeries et au Salon
Noir.
Les premières, riches en signes
à majorité rouges et noirs, présentent
des figures peu nombreuses faites à la va vite et
dispersées alors qu'elles sont abondantes et
concentrées sur les panneaux restreint du "Salon
Noir".
Cette rotonde naturelle qui a l'aspect d'un vaste
hémicycle au sol plat argileux et sec, est recouverte
sur ses parois calcaires de dessins de grandes maitrises.
Ces peintures dessinées en noir ont été
exécutée avec du charbon de bois ou du
manganaise durant la période Magdalénienne
moyen et récent.
L'homme préhistorique a immortalisé des
dizaines de bison (54), de chevaux (29), de bouquetins (15),
des cerfs, poissons. Au total près de 110 animaux
figurent en majorité dans le Salon Noir. Certains
animaux se distinguent par des signes en forme de
flèche sur leurs flancs. Certains dessins sont de
très grandes tailles.

Bisons et chevaux
|

Bisons et bouquetins
|

Les cerfs et chevaux du Salon Noir
|

Bouquetin du Salon Noir
|

Empreintes de pas d'enfants
|
Retour haut de page /Retour Page histoire/ Retour Accueil
|